Le développement des moyens de communication, l’augmentation des flux de déplacements mais aussi l’émergence des menaces (terrorismes, fraudes …) ont généralisé le recours à la biométrie dans le monde. Considérée comme le nec plus ultra de la technologie sécuritaire, la biométrie permet d’assurer la fiabilité des contrôles en s'appuyant sur la prise en compte d'éléments morphologiques et/ou comportementaux uniques à chaque individu (analyse de traces biologiques : ADN, salive…, analyse morphologique : reconnaissance de la main, de l'iris... ; ou analyses fondées sur le comportement : reconnaissance vocale...).
Les nombreuses possibilités offertes par cette technologie posent parfois certains problèmes d’ordre bioéthiques. C’est pourquoi, en France, toute installation biométrique doit recevoir au préalable une autorisation de la CNIL (la principale dérive à éviter étant l’exploitation de bases de données à l'insu des personnes fichées).
Le marché de la biométrie reste en France peu développé du fait d’un très petit nombre d’acteurs spécialisés. Outre les papiers officiels, les professionnels cherchent à conquérir de nouveaux marchés et à créer de nouveaux besoins : la sécurisation de l’accès aux données informatiques ou encore des systèmes de contrôle d’accès et de management, reposant sur la reconnaissance de l’empreinte digitale. Il existe également d'autres technologies parmi lesquelles la reconnaissance de l'iris, des veines de la main ou des oreilles, la radiographie dentaire, l'analyse en 3D de la main par caméra infrarouge... Des chercheurs travaillent même sur des systèmes d'identification reposant sur l'étude de comportements ou d'attitudes, comme la démarche, le mouvement des yeux ou le sourire. Ces solutions sont relativement simples à mettre en œuvre, fiables et économiques, et dégagent de tous soucis de pertes, vols et autres falsifications de clefs ou badges.
La biométrie multimodale, association de plusieurs données biométriques est actuellement en pleine évolution. En juin 2011, la CNIL a attribué à une société, l'autorisation d'utiliser conjointement deux techniques de biométrie (l'empreinte digitale et le réseau veineux du doigt de la main). Cette décision tend vers une démocratisation de l'utilisation de la multimodalité jusqu'alors décriée pour des questions de bioéthique, de stockage de données personnelles…