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                La nouvelle ère de la Vidéoprotection Urbaine

Contexte

La vidéosurveillance est utilisée comme un outil d’assistance à des procédures permettant une prise en charge des disfonctionnements urbains dont la délinquance est une des composantes. À elle seule, elle ne protège pas. En effet, la vidéo permet de remonter des informations mais c'est la stratégie de réponse globale dont l’aspect humain est un facteur prépondérant qui va permettre une protection réelle. Les études anglo-saxonnes ont démontré qu’elle a une action dissuasive vis-à-vis de la délinquance d'opportunité par contre elle tend à déplacer la délinquance dite des trafics (drogues, téléphones portables). Elle détecte la délinquance pathologique, psychiatrique, les déviances festives mais elle ne les canalise pas. Elle n'empêchera pas non plus une attaque terroriste (sauf applications très spécifiques). 

La vidéosurveillance permet néanmoins de mieux gérer la délinquance, de désorganiser (dans le temps et dans l’espace) certains groupes et, avec une collaboration humaine, de définir un périmètre où l’on pourra établir des normes de sûreté ou de qualité.Aujourd'hui, la vidéosurveillance est affectée aussi bien à la sécurité routière, technique et civile*. Les installations de vidéosurveillance prolifèrent dans les établissements et sur la voie publique tandis que le débat s'anime entre les organisations utilisatrices et les publics concernés par la surveillance. L'équilibres'est modifié entre liberté et sécurité. Pour accompagner cette évolution, la vidéosurveillance s'offre un nouveau nom : la vidéoprotection.

*d'après Richard Olszewski, vice président du Forum Européen de la Sécurité Urbaine

Actualités

La vidéosurveillance se développe en France sous l’impulsion de l'ancien ministre de l’intérieur Brice Hortefeux qui déclare en 2009 que, selon lui, ces dispositifs ont démontré leur efficacité chez nos voisins (notamment au Royaume-Uni) et qu’en France les communes équipées en vidéosurveillance voient leur délinquance diminuer 2 fois plus vite.  

En juin 2009, le Ministère de l'Intérieur, dans un communiqué sur "l'évolution de l'activité des services de police et de gendarmerie", fait un "zoom" sur l'efficacité de la vidéoprotection dans les transports en commun et sur la voie publique.

Fin 2010, les premières caméras du plan "1000 caméras" pour Paris sont installées aux abords des bâtiments municipaux et à la surveillance du trafic routier. Elles se sont ajoutées aux 40 000 caméras déjà installées dans la capitale. Le budget est estimé entre 250 et 300 M€. 

Le 24 mars 2011, la CNIL (Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés) publie son programme de contrôles pour l'année 2011. Sur les 400 contrôles sur place qu'elle s'est fixée, 150 concerneront des dispositifs de vidéoprotection. Suite à la promulgation de la Loppsi (loi d'orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure), la CNIL est dorénavant compétente pour contrôler la mise en œuvre de la vidéoprotection dans tous les secteurs. Désormais, les installations sur la voie publique faisant suite à une autorisation préfectorale et les mises en œuvre par d'autres organismes ouverts au public, entrent également dans le champ d'application de contrôle de la CNIL.

Tendances

Montée en puissance de l'offre technologique de la vidéosurveillance

Depuis quelques années, la vidéosurveillance par internet (par le biais de caméras dédiées utilisant le protocole IP) remporte un franc succès. 

Les données transitent ainsi par le réseau informatique déjà installé dans les locaux. Les caméras IP se connectent, à un ordinateur ou à un serveur, à l'aide d'une prise du type Ethernet et se pilotent à distance d'un simple "clic" de souris sur l'image. 

Autre avantage, les caméras peuvent elles-mêmes être mises en réseau pour surveiller depuis un seul endroit l'ensemble des sites, même s'ils sont éloignés les uns des autres. Quant aux enregistrements, ils sont archivés dans des disques durs toujours disponibles. En règle générale, outre la prise d'image, des logiciels d'analyse automatique, des images viennent compléter le système. Ils sont en effet capables d'interpréter la moindre anomalie de comportement, synonyme de danger. Des logiciels dits de "tracking" détectent des colis suspects ou constatent l'apparition ou la disparition d'éléments dans une pièce (une œuvre dans un musée par exemple). Dans certains ERP, d'autres logiciels peuvent identifier et suivre une personne au milieu de la foule. 

Les logiciels de reconnaissance d'attitude se développent. Ils permettent de repérer, dans un groupe, un individu au comportement différent (démarche non rectiligne, à reculons…) 

Les fabricants font preuve d'innovation face a un marché en constante mutation. Les systèmes de vidéoprotection sont désormais interopérables avec d'autres appareils via des bus de communication. Ils servent de détecteurs, déclenchent des alarmes, analysent les images…

Le marché de la haute résolution met actuellement le doigt sur les limites des formats standards HD en vidéosurveillance. Les professionnels font face à une problématique de gestion du poids des images. Plus la résolution est haute (au-delà de 5, 8 mégapixels), plus l’image est difficile voire impossible à exploiter, notamment de nuit. Cependant, les choses tendent à évoluer. Certains fabriquant développent actuellement des blocs optiques véritablement adaptés à la HD avec des performances proches des résultats obtenus en standard. Évolution quasi obligatoire compte tenu des statistiques : selon une étude IMS Research, la part de marché des caméras HD sera prédominante en 2014. 

Quelques chiffres clés (source www.biométrie-online.net)

Début 2010, il y avait 400 000 caméras autorisées en France dont 20 000 sur la voie publique, selon la répartition suivante : 80 % dans les établissements recevant du public, 14 % dans les transports et 6 % sur la voie publique. Ces chiffres devraient tripler selon Michèle Alliot Marie d'ici fin 2011.
Le plan "1 000 caméras" pour Paris comprendra 1 250 caméras dont les premières ont été installées fin 2010. Ces caméras se sont ajoutées aux 350 déjà installées dans le domaine public, aux 9 500 sur les réseaux RATP et SNCF et aux 30 000 dans les bâtiments privés (banques, sièges sociaux…). Environ 250 caméras supplémentaires seront implantées avant la fin 2011.

(Sources En Toute Sécurité – 15/07/09 et leparisien.fr 03/01/2011).

Sources et ouvrages pour aller plus loin
Réussir la vidéosurveillance urbaine - Nouvelles règles, nouvelles technologies
Auteur : M François Freynet

Sources :

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