Le salon APS (Alarmes Protection Sécurité), qui se tiendra du 22 au 24 septembre 2009, à Paris Porte de Versailles, réunit les principaux acteurs du marché pour apporter les réponses concrètes et les solutions technologiques les plus innovantes aux nouvelles stratégies de lutte contre la malveillance, notamment en matière de biométrie.
Les tendances du marché de la Biométrie en France
Considérée comme le nec plus ultra de la technologie sécuritaire, la biométrie permet d’assurer la fiabilité des contrôles en s'appuyant sur la prise en compte d'éléments morphologiques et/ou comportementaux uniques à chaque individu (analyse de traces biologiques : ADN, salive…, analyse morphologique : reconnaissance de la main, de l'iris... ; ou analyses fondées sur le comportement : reconnaissance vocale...).
Les nombreuses possibilités offertes par cette technologie posent parfois certains problèmes d’ordre bioéthiques. C’est pourquoi, en France, toute installation biométrique doit recevoir au préalable une autorisation de la Cnil (la principale dérive à éviter étant l’exploitation de bases de données à l'insu des personnes fichées).
Le marché de la biométrie reste en France peu développé du fait d’un très petit nombre d’acteurs spécialisés. Outre les papiers officiels, les professionnels cherchent à conquérir de nouveaux marchés et à créer de nouveaux besoins : la sécurisation de l’accès aux données informatiques ou encore des systèmes de contrôle d’accès et de management, reposant sur la reconnaissance de l’empreinte digitale. Il existe également d'autres technologies parmi lesquelles la reconnaissance de l'iris, des veines de la main ou des oreilles, la radiographie dentaire... Des chercheurs travaillent même sur des systèmes d'identification reposant sur l'étude de comportements ou d'attitudes, comme la démarche, le mouvement des yeux ou le sourire. Ces solutions sont relativement simples à mettre en œuvre, fiables et économiques, et dégagent de tous soucis de pertes, vols et autres falsifications de clefs ou badges.
Actualité en France
Permission biométrique pour l'accès aux bureaux : depuis juin 2009, la Cnil (Commission Nationale de l'informatique et des Libertés) autorise la mise en œuvre de dispositifs biométriques reposant sur la reconnaissance du réseau veineux des doigts de la main ayant pour finalité le contrôle d'accès sur les lieux de travail. Les entreprises doivent toutefois y associer une carte à puce RFID (étiquette électronique) sur laquelle est stockée l'empreinte du salarié.
Recours à la biométrie pour lutter contre la fraude aux examens : le phénomène de fraude aux examens se serait considérablement développé au cours des dernières années. Afin de lutter contre l'usurpation d'identité à l'examen du concours mondial GMAT (Graduate Management Admission Test), concours d'entrée au programme MBA (Master Business Administration), la Cnil vient tout juste d'autorisé en France le recours à un système de biométrie reposant sur la reconnaissance du réseau veineux de la paume de la main du candidat.
Lancement estival pour le passeport biométrique : La carte d'identité électronique s'est vue retirée son statut obligatoire pour laisser sa place aux nouveaux passeports. Depuis le 1er juillet 2009, le passeport biométrique est délivré en France. Ce dernier contient un puce RFID lisible à distance dans laquelle est enregistrée une photo et les empreintes digitales numérisées de quatre doigts de chaque main du titulaire.
APS, une offre technologique adaptée
Pour les entreprises désireuses de s'équiper de systèmes de contrôle d’accès dans leurs locaux (bureaux, hangars, parkings, usines…), APS présente les toutes dernières technologies utilisées en matière de biométrie (lecteur du réseau veineux de la main, reconnaissance faciale, identification par l’analyse de l’iris, etc). Avec plus d’une centaine de sociétés représentées, le salon réunira produits, systèmes et solutions à la pointe de l'innovation illustrant ainsi les grandes tendances et les axes d'évolution du marché. La récente progression de ce secteur est en effet due Le développement des moyens de communication, l’augmentation des flux de déplacements, mais aussi l’émergence des menaces (terrorismes, fraudes …), ont généralisé le recours à la biométrie dans le monde et donc en France.